Comment fonctionne la nouvelle remédiation d’Ed.ai ?
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Crédit photo : Ed.ai d’après ©Olia Danilevich
Se gros chat malin ce lève.
Ça pique les yeux, n’est-ce pas ?
Mais quelle serait la bonne remédiation pour que le chat malin se retrouve bien aSSis sur son C-ant ?
Chez Ed.ai, nous avions de quoi faire travailler vos élèves, mais disons que notre copie valait un petit 12/20.
Vous nous l’aviez dit : les exercices n’étaient pas toujours efficaces, les consignes inutilement complexes et la mise en forme souvent passable.
Alors cette année, en plus d’une nouvelle interface, la remédiation d’Ed.ai s’est dotée d’un nouveau moteur.
Dans cette seconde newsletter dédiée à notre remédiation flambant neuve, nos ingénieurs pédagogiques Rémi et Clémence vous expliquent.
L’ancienne remédiation fonctionnait en trois temps :
1. Analyser les difficultés des élèves à partir des erreurs relevées lors de la correction, pour le ou les savoir-faire sélectionnés par le prof.
2. Aller chercher des exemples pertinents dans notre banque de ressources.
3. Générer l’activité selon une recette fixe.
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Notre remédiation fonctionnait un peu comme un bibliothécaire impeccable : vous lui demandez « Pythagore, 4e », il revient avec le bon ouvrage.
Efficace… mais pas assez précis.
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Problème n°1 : certains exercices tirés des livres de la bibliothèque ne font pas progresser. Les exercices de type texte à trous – ce/se – par exemple.
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Problème n°2 : notre bibliothécaire exécutait la demande à la lettre.
Il ne demandait pas au lecteur pourquoi il cherche un livre, ni de combien de temps il dispose pour le lire.
Résultat : des exercices répétitifs, peu réflexifs et non priorisés en fonction des savoir-faire sélectionnés.
Alors, on a viré notre bibliothécaire ?
Non : on lui a fait passer son diplôme de médecine.
Dans la nouvelle remédiation, la mission de l’IA est de poser un diagnostic : remonter de l’erreur observée jusqu’à sa cause, comme un médecin qui ne s’arrête pas au symptôme.
C’est ce diagnostic qui oriente ensuite la génération de l’exercice.
Ses consignes (ses prompts) ont été entièrement réécrites par notre équipe d’ingénierie pédagogique.
Elles permettent notamment de prioriser les savoir-faire les plus fragiles selon le temps de travail choisi.
20 minutes en classe ? L’IA se concentre sur ce qui coince le plus et dose l’aide en conséquence.
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Et puis, un bon médecin ne prescrit pas au hasard : il suit des protocoles. Chez nous, les protocoles, ce sont les guides de remédiation.
Ces nouveaux guides cadrent l’IA lors de l’analyse des erreurs et de la génération d’exercice.
Ils sont nourris par la recherche en didactique, et notre équipe d’ingénierie pédagogique a déjà mis sur les rails ceux du français et des maths (les autres matières suivront !).
Cette précieuse antisèche contient deux fiches par savoir-faire.
🔍 Une fiche « diagnostic » (dite « pré-génération ») pour cadrer l’analyse des erreurs.
Par exemple :
Selon l’étude Orthocol, 62 % des élèves connaissent la règle du participe passé… sans savoir la mobiliser en dictée. L’exercice doit donc les faire écrire, pas réciter.
💊 Une fiche « ordonnance » (dite « génération ») pour cadrer la génération d’exercice : ce qu’il faut faire, et ce qu’il ne faut jamais faire.
Par exemple :
Homonymes grammaticaux : jamais de liste de paires ni de « truc » mnémotechnique isolé.
Accord sujet-verbe : pronominaliser le sujet, étape obligatoire (ses yeux verts → ils).
S’y ajoutent des fiches transversales pour respecter les codes de l’école : rédaction des consignes (vouvoiement en lettres), présentation des textes, des sources, génération des visuels.
👀 Voyez par vous-même : voici la même activité, générée avant et après l’ajout du guide.
En résumé, dès que vous cliquez sur « Terminer et créer », une chaîne se met en branle :
📝 Copies corrigées
↓
🔍 Analyse des erreurs (📋 cadrée par le guide)
↓
🩺 Diagnostic
↓
💊 Exercice (📋 cadré par le guide), selon l’intention, le temps et la modalité choisis
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D’ici notre prochain rendez-vous, dites-nous si vous voyez la différence.
PS : aucun bibliothécaire ni aucun médecin n’a été maltraité pendant la rédaction de cette newsletter. Ce sont des métaphores, promis.