Témoignage4 min read

“Comme c’est un assistant, il ne corrige pas à ma place."

Depuis un an, Sébastien utilise Ed.ai en tant qu'assistant pour les évaluations les plus longues à corriger. Remédiation, retours audio, copies que l'élève peut retravailler jusqu'à la note désirée : il raconte ce que l'outil a changé dans sa classe.

Sébastien GuionEnseignant en mathématiques

Ed.ai, l'assistant IA des enseignants

  • Correction augmentée & Retours détaillés

    Réduction du temps de correction et retour élève ultra-détaillé, bien au-delà de la correction classique.

  • Analyse des apprentissages

    Analyse des compétences, repérage des erreurs récurrentes, après chaque évaluation et tout au long de l’année.

  • Activités de remédiation

    Passez du diagnostic à la différenciation, en 1 clic.


Quelle a été votre première approche de l'IA ?

Sébastien : Avant Ed, j’avais testé l’IA [générative] à ses débuts par curiosité: pour le loisir, en générant des images par exemple. Dans un contexte plus professionnel, je m’y étais un peu lancé, mais pour générer des exercices, pas pour corriger.

Quelle différence percevez-vous entre Ed et une IA généraliste ?

Sébastien : L’IA généraliste ne repère pas les erreurs comme le fait Ed. On sent qu’elle n’a pas absorbé de copies d’élèves. Elle sait dire si c’est vrai ou faux, mais elle ne sait pas analyser les erreurs de rédaction de chaque élève.

Comment utilisez-vous Ed.ai ?

Sébastien : J’utilise Ed pour les grosses évaluations (DS, brevets blancs, devoirs maison), celles où j’écris des tonnes de remarques sur la manière de rédiger de mes élèves. Le faire 30 fois, c’est rébarbatif. Pour ce qui est rapide, je continue de corriger à la main.

Il y a pas mal de propositions sur la remédiation. On peut en faire des remédiations par classe : l’outil cible les compétences qui ont posé le plus de difficultés à chaque élève et nous fait un compte rendu. On choisit ensuite l'exercice de remédiation en fonction de l’évaluation qu'on a faite. J'adore le "travail sur l'erreur". Ed reprend l'erreur d'un élève sur sa copie et lui propose un exercice qui détaille la question étape par étape. L'élève repart de ce qu'il sait et trouve un cheminement pour bien répondre.

Y a-t-il une fonctionnalité que vous utilisez particulièrement ?

Sébastien : Les élèves de troisième qui passaient le brevet ont bien pris Ed en main, en tout cas ceux qui avaient envie de progresser. Ceux qui cherchent à se perfectionner vont aller fouiller, regarder chaque question, voir sur combien elle est notée, chercher les demi-points ratés. Ça les ravit.

Mais une majorité d’élèves, souvent en quatrième, font comme avec nos copies papier : ils regardent la note et... poubelle. Ça a été pareil avec Ed : certains n’ouvraient même pas leur copie.

J’ai voulu pousser ces élèves à aller fouiller dans leur copie. Ed permet d’enregistrer un audio, que je lance pendant que je corrige. L’élève entend mes réactions et sait ce que j’attends de lui.

Sébastien GuionEnseignant en mathématiques

Ed.ai vous a-t-il inspiré de nouvelles pratiques pédagogiques ?

Sébastien : Je génère un QR code sur Ed et je le mets en bas de mes devoirs maison.

Les élèves scannent leur copie quand ils veulent pour rendre leur devoir. Je la corrige, mais je ne leur donne que la note. Par exemple je leur dis : « Pour l’instant, tu as 7/10. Si ça te convient, tu as fini. Si tu veux t’améliorer, renvoie-le autant de fois que tu veux avant la date butoir. »

Ils peuvent réessayer jusqu’à atteindre leur objectif.

Avez-vous remarqué un impact concret sur vos élèves ?

Sébastien : Les élèves très durs à aller chercher ne vont pas s'améliorer avec un coup de baguette magique. Et on est encore au début de cette technologie.

Pour les élèves "moyens", ceux qui essayent mais ont du mal, ça leur permet de progresser. Pouvoir réessayer pour améliorer leur note les amène à se demander ce qu'ils pourraient mieux faire. Pour une classe charnière comme celle du brevet, c'est important.

Un élève m'a dit : « En reprenant ma copie et en réessayant, je me suis rendu compte que sur telle question, j’aurais pu y arriver. » Quelqu’un qui avait 9, si proche du sans-faute, découvre qu’il a fait des erreurs d’étourderie, ou qu’il a abordé une question autrement qu’en exercice alors qu’il savait faire. D’un coup, il apprend une leçon sur lui-même : je suis capable, cette note ne reflète pas qui je suis mais le travail fourni ce jour-là.

Pour l’estime de soi à cet âge, ça change radicalement.

Sébastien GuionEnseignant en mathématiques

Les plus brillants, eux, s’en servent pour devenir encore meilleurs. Je dirais que ça peut aider les trois quarts des élèves.

Comment les élèves et les familles ont-ils réagi ?

Sébastien : Avec mes collègues, on avait peur que les familles ou les élèves montent au créneau en disant : « Les enseignants utilisent l’IA et nous, on nous empêche de l’utiliser, ce n’est pas juste. »

Sauf que les élèves sont attirés par la nouveauté. Et finalement, j’ai été agréablement surpris. Les familles ont compris que c’était un assistant du professeur, et que ça n’allait pas me remplacer, loin de là.

Elles s’y sont plongées assez facilement, surtout quand elles ont vu ce que ça pouvait offrir sur la correction. Avant, j’en avais marre d’écrire en haut de chaque copie : révise tel morceau, regarde la rédaction du cours, pense à faire ceci… On l’écrit sur les trois premières, puis on s’en lasse. Sur Ed, on utilise le copier-coller, il propose lui-même un commentaire, etc. Une copie corrigée avec Ed contient dix fois plus de retours personnalisés qu’une copie papier.

Concrètement, qu’avez-vous gagné en utilisant Ed.ai ?

Sébastien : Ça m’a réconcilié avec l’évaluation.

Je mets trois fois moins de temps à corriger un tas de copies. Je n’y passe plus qu’une heure, avant c’était trois.

Sébastien GuionEnseignant en mathématiques

Ce temps libre, en tant qu’enseignant, on ne le passe pas en transat sur la terrasse (même si on pourrait). Il sert à chercher de nouveaux moyens d’aider les élèves. C’est comme ça que je me suis mis à l’audio : trois minutes par copie au lieu de deux, mais c’est un vrai plus.

Surtout, ça m’amène à faire beaucoup plus d’évaluations formatives, qui prennent un cliché de ce que sait faire l’élève à un instant donné.

Que conseilleriez-vous à vos collègues ?

Sébastien : Se lancer, ne pas avoir peur de l’outil. C’est de l’apprentissage : on est tous passés par là. Pas besoin de tout faire dès le début ni de se mettre la pression. On se familiarise avec les fonctionnalités au fur et à mesure, et ça vient avec le temps. Quand ils verront le temps gagné sur la correction et la création d’exercices de remédiation, je pense que tout le monde sera convaincu. Moi le premier.

Quel regard portez-vous sur l’arrivée de l’IA en classe ?

Sébastien : Je vois l’IA comme un moyen d’enlever les tâches rébarbatives. Nous, enseignants, on fera davantage appel à notre expertise : savoir quelles compétences on attend, comment débloquer chaque élève. Ce côté expert, on ne le perdra pas, et c’est là-dessus qu’on sera davantage sollicités.

J’ai toujours un peu touché à l’informatique et j’ai vu son évolution au fil des années. J’ai vu les machines remplacer mon premier travail, qui était manuel. Pour moi, c’est la suite logique, mais ça ne remplacera pas notre travail.

Ed.ai est conçu par des enseignants pour des enseignants.

Rejoignez plusieurs milliers d'enseignants qui ont réduit leur temps de correction et décuplé leur expertise pédagogique, sans rien perdre de la qualité de leurs retours et en gardant le dernier mot sur chaque proposition.

Questions fréquentes

Oui. Ed.ai est pleinement conforme au RGPD et à l'ensemble des réglementations françaises et européennes applicables à la protection des données personnelles des élèves.

Oui. Créez votre compte et testez Ed.ai sur une de vos évaluations, sans engagement.

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L'équipe derrière Ed.ai est composée à 30% d'enseignants et et notre IA s'appuie sur des référentiels construits à partir des programmes officiels. L'outil a été co-construit avec l'académie de Lyon et testé par des inspecteurs.

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